Rang de la Croix // Katia Gagnon


Photo du roman "Rang de la Croix" de Katia Gagnon

Au fond d'un rang au Témiscouata, se dresse une grande maison. Centenaire, ancienne. Une des premières a avoir été construite dans ce coin du Témiscouata. À l'intérieur, au fil des années, les familles se tissent, se dénouent, éclatent.

Thérèse Beaulieu termine ses jours dans un centre pour personnes âgées, aménagé dans une des plus anciennes maisons du Témiscouata. Une maison qu'elle connaît trop bien, pour y avoir vécu beaucoup trop de choses. 

Michèle et Serge arrivent de la ville pour changer d'air, pour changer de vie. Lui va retaper la vieille baraque en ruine et ils vont pouvoir y vivre. Peut-être avoir des colocs, vivre en communauté. Sa grossesse et les difficultés changeront la donne.

Marjolaine retourne dans la maison de son enfance, après avoir quitté le couvent. Elle revient au chevet de son père mourant. Une panoplie de gens se succèdent dans la maison pour serrer la main de cet homme qui a beaucoup donné, au tout début de leur village. Un homme qui a enduré beaucoup de choses aussi.

Élisabeth Beaulieu et son mari arrivent dans un rang, sur une terre à peine défrichée. Ils y construiront une maison, grande et solide, pour élever leur famille. Tout ira bien.

Mon avis

La plume intime et l'ambiance qui frôle l'angoisse m'ont tout de suite plu. Je me suis complètement immergée dans cette histoire, jusqu'à croire que j'étais présente sur place pour assister aux événements. Quelques éléments sont suffisants pour qu'on ait une idée très claire de la maison. Pas seulement de son aspect, mais de ce qu'elle dégage également. Les poutres de bois de la cuisine, le plafond bas, la grande table de la salle à manger, la berceuse de mémère Beaulieu. 

J'ai particulièrement apprécié le fait que l'histoire nous est racontée à rebours. On nous raconte les conséquences d'une successions d'événements avant même de savoir ce qui s'est passé. On le découvre petit à petit, une miette à la fois. 

Dans ce roman, on assiste non seulement à toute la vie d'une famille, mais du portrait d'une société, aussi. Les conditions difficiles du début du 20e siècle, les mariages de raison, la honte, la détresse qu'on ne voulait pas voir, etc. 

Quels liens, outre la maison, unissent une vieille femme qui a tenté de noyer ses enfants, une jeune hippie à la recherche de son instinct maternel, une religieuse défroquée et une mère de famille inébranlable?

Et la question la plus importante : croyez-vous aux fantômes?

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