Station Eleven // Emily St. John Mandel

Par - lundi, juillet 09, 2018


Un soir d'hiver, à Toronto, l'acteur Arthur Leander meurt sur scène. Quelques jours plus tard, une épidémie de grippe se déclare et décime la population dans le temps de le dire. Tout s'écroule : l'électricité, l'Internet, le téléphone, les voitures, tout. 

Au fil des chapitres, nous revivons dans le désordre la vie de l'acteur, rencontrant des gens qui ont fait partie de sa vie. Ses ex-femmes, son meilleur ami, son fils unique, etc, ainsi que ce qu'ils sont devenus depuis l'épidémie. 

Une jeune actrice se déplaçant de ville en ville avec une symphonie itinérante, un ancien paparazzi cherchant sa place, un avocat se réfugiant dans un aéroport, une jeune femme brillante et professionnelle que l'amour a désabusé, un homme se prenant pour un prophète... 

Mon avis

J’ai été fascinée dès le départ. L’auteure ne s’étend pas sur la catastrophe en tant que telle, elle aborde tout de suite le après. Ce n’est pas un récit d’épidémie, c’est une histoire de survie.

On suit trois histoires en parallèles, ayant toutes un lien plus ou moins serré avec un personnage central : l’acteur Arthur Leander qui meurt dans les premières pages du livre. J’ai aimé le rythme de ces trois histoires, l’alternance entre chacune, un chapitre à la fois.
En prenant cet acteur comme point central, ça donne vraiment une perspective différente au roman, une dimension peut-être plus mystérieuse, nous faisant s'interroger sur les conséquences de nos actes.
 
Par contre, si ce rythme m’a charmée au départ, j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs vers le milieu. Ça manquait d’action et j’avoue avoir un peu perdu l’intérêt.

Je l’ai retrouvé par contre, à environ 100 pages de la fin, quand les liens entre les trois personnages se font plus clairs et qu’on assiste au dénouement de l’histoire. C’est vrai que c’est plutôt contemplatif, il n’y a pas beaucoup d’action, on est plus dans le ressenti, mais j’ai tout de même beaucoup aimé. Je comprends pourquoi ce livre a remporté des prix l’an dernier. Pas déçue de l’avoir lu du tout.

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