Les optimistes meurent en premier // Susin Nielsen

Par - lundi, juillet 23, 2018

Photo du livre les optimistes meurent en premier


Pétula est une jeune fille de 16 ans habitée par la peur. Peur des accidents, des microbes, des autres. Peur de mourir. Depuis que sa petite soeur Maxine est décédée, Pétula gère minutieusement les risques qu'elle prend et protège farouchement sa famille. Elle n'a pas vraiment d'amis, ne se mêle pas aux foules et discute plus souvent avec le directeur de l'école qu'avec quiconque. 

Elle fréquente un groupe d'Art-Thérapie chaque semaine, et bien qu'elle apprécie certains de ses camarades, elle ne peut pas vraiment s'affirmer proche de l'un d'eux. Jusqu'à ce que Jacob débarque à leur école. 18 ans, grand, beau... avec un bras bionique.

Comme eux, Jacob doit fréquenter le groupe d'Art-Thérapie, ce qui signifie qu'il a vécu une épreuve ou une perte récemment. Grand fan de cinéma, il agrémente chacune de ses histoires avec des personnages fictifs ou références cinématographique, il est donc difficile de différencier le vrai du faux. Très secret à propos de ses propres démons, il s'avère un ami très fidèle et devient l'élément rassembleur de leur petit groupe, jusqu'à les rapprocher vraiment.

Pétula et lui découvriront ensemble leurs premiers émois amoureux, jusqu'à ce qu'une vérité leur éclate au visage.

Mon avis

Quel magnifique roman. Je suis absolument conquise et n'hésite pas à le qualifier de coup de coeur. L'histoire me rappelait le roman "L'histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal", que j'ai lu l'an dernier sans toutefois le commenter ici sur le blog. Sauf que dans "Les optimistes meurent en premier", l'héroïne est plus vieille. Elle aussi a des troubles obsessionnels compulsifs et traîne chaque jour avec elle une culpabilité qui devient extrêmement pesante. 

Ce roman possède absolument tout ce qu'il faut pour plaire : le bon rythme, une écriture familière et souple, des personnages attachants (mais pas trop), de lourds secrets (mais pas trop) et les premiers émois amoureux de l'adolescence (mais sans trop de détails). 

J'ai apprécié l'écriture dégagée. L'auteure amène bien son ambiance, mais ce sont les personnages qui nous la font visualiser. On ne s'encombre pas de détails. C'est clair et efficace. Le personnage de Jacob semblait trop beau pour être vrai et j'ai été plutôt contente quand il a fini par révéler son secret. Ça le rendait plus humain, sans tomber dans le cliché. 

Pétula est parfois difficile à aimer, mais on s'attache à sa personnalité. Mention spéciale à Koula, que j'ai eu envie de serrer dans mes bras à plusieurs reprises. 

Franchement, une belle découverte pour moi. Un roman qui m'a fait sourire souvent, et qui m'a charmé par ses références littéraire (la maman de Pétula est libraire!) et les nombreuses scènes mettant en vedette des chats.




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