Little Heaven // Nick Cutter

Par - lundi, juin 18, 2018

Livre Little Heaven de Nick Cutter chez Alto

L'histoire nous est dévoilée sur deux tableaux en alternance : La première fois que Micah, Minerva et Eb ont fait équipe (probablement contre leur gré), ainsi que deuxième et dernière fois qu'ils se serreront les coudes (Volontairement, cette fois.)

Nous sommes dans le désert, milieu des années 1960. Ça sent la poussière, il fait chaud, aucune lumière ne vient rendre moins menaçante la nuit d'encre. La vie est rude et les gens collectionnent les armes à feu comme d'autre les porte-clés. Micah, Ebenezer et Minerva sont des mercenaires. Ils ne se connaissent pas, mais sont tous embauché par la même personne pour s'entre-tuer. (Leur tâche ne leur est pas exposée tel quel, mais ça revient pas mal à ça.). 

 Plutôt que de se trouer la peau, ils feront équipe pour retrouver un enfant. Ils rencontreront Ellen, jeune femme dont la soeur est en prison, qui sent que son neveu n'est pas en sécurité, car il a été emmené par son père dans une secte religieuse établie au milieu de nul part. Ellen offrira de payer les mercenaires afin qu'ils assurent sa protection durant ce voyage. Ce ne sera pas tâche facile, puisque le mal rode à Little Heaven, et il est bien déterminé à conserver sa position...


15 ans plus tard, la fille de Micah et Ellen est enlevée par la même force maléfique qui régnait sur la secte de Little Heaven des années plus tôt. Micah fait donc appel à Eb et Minerva, qu'il n'avait jamais revu depuis les événements, afin de refaire le voyage jusque là-bas, pour récupérer son enfant.

Mon avis

J’ai du mal à trouver les mots. C’est une histoire complexe, élaborée avec soin, minutie et attention rigoureuse. Rien n’est placé de façon anodine et tout fini par se rejoindre.

J’ai beaucoup aimé. Ça m’a demandé un effort considérable de concentration, j’ai du relire plusieurs passages pour être certaine de tout comprendre, mais au final, j’ai été subjuguée par l’ambiance glauque et fanatique.

On assiste à la perversion de l’homme. Le fanatisme religieux qui amène à s’oublier soi-même pour un soi-disant bonheur collectif qui, au final, ne mène pas au sublime. On assiste à la peur qui contrôle. À la violence qui règne en maître. On assiste aussi au déploiement grandiose de l’amour d’un père pour sa fille, prêt à revivre l’enfer innommable pour ramener son enfant à la maison. Le sacrifice. Plusieurs angles de sacrifices sont abordés. Le don de soi pour une cause qui nous dépasse, sacrifier servilement quelqu’un d’autre pour s’en sauver... Un affrontement brutal entre le bien et le mal.

Le tout sur un fond de western poussiéreux et de créatures maléfices qui nous surveillent dans le noir. J’ai eu la chair de poule à plusieurs reprises.

Définitivement une lecture marquante!


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