La mariée de Ceylan // Dinah Jefferies

Par - lundi, mai 28, 2018

Image du livre "la mariée de Ceylan" de Dinah Jefferies

Gwendolyne a 19 ans lorsqu'elle rencontre le veuf Laurence Hooper, en Angleterre. Tout de suite, elle sait qu'il deviendra son mari. Très rapidement, celui-ci la demande en mariage et repart sur sa plantation de thé, à Ceylan, afin de préparer l'arrivée de sa nouvelle épouse. Lorsque Gwen arrive au pays, elle réalise que l'homme auprès de qui elle vit est différent de l'homme qui l'a charmée en Angleterre. Serait-ce à cause du quotidien ou des rigueurs de son nouveau pays? La jeune femme est bien décidée à le savoir et à régler ce problème. Forte et déterminée, elle a décidé qu'elle serait heureuse sur la plantation, aux côtés de son mari, et rien ne saura l'en empêcher.

Lorsqu'elle tombe enceinte, Gwen croit que son bonheur ne pourrait être plus parfait. Mais son cauchemar commence à l'accouchement. Un terrible secret changera la suite de sa vie et elle devra composer avec des sentiments contradictoires de regrets, d'urgence et de soulagement. En plus, elle devra composer avec une flamboyante américaine qu'elle soupçonne d'avoir des vues sur son mari et avec les ragots des gens puritains qui n'aiment pas tellement voir des blancs côtoyer les natifs du coin...

La mariée de Ceylan, Dinah Jefferies, Éditions Milady, 2018

Mon avis

J'ignore d'où ça vient, mais j'ai un gros faible pour les romans qui traitent de plantations de thé. C'est comme ça, chaque fois que j'en vois un, je dois le lire. J'aime les descriptions d'odeurs de cannelle et de jasmin, de couchers de soleil sur l'océan, de cueilleuses de thé travaillant d'arrache-pied, de l'ondoiement de la soie et de la couleur riche des tissus. 

Ce roman se présente comme une romance et bien qu'il ne s'y limite pas, il correspond aux attentes. C'est bien écrit, la plume est simple, efficace et entrainante. Au bout de quelques pages à peine, on est pleinement pris par l'histoire. Je m'attendais peut-être à ce que ce soit un peu cliché, la jeune fille innocente qui épouse un homme qu'en bout de ligne, elle ne connaît pas et soit malheureuse. Mon préjugé a été détrompé. Si la vie à Ceylan ne se déroule pas tout à fait comme l'héroïne l'avait espéré, ce n'est aucunement parce que son mari est soudainement devenu quelqu'un d'autre ou parce qu'elle est sotte et naïve. 

Certains rebondissements m'ont surpris et j'ai apprécié la rivalité entre Gwen et Christina, qui perdure jusqu'à la toute fin. Je dirais que mon personnage préféré a été Laurence. Il s'agit là d'un homme bon et peut-être un peu en avance sur son époque. À l'écoute de sa femme, il ne souhaite que la rendre heureuse, malgré peut-être quelques maladresses, mais en toute bonne volonté. Il n'est pas rigide ni violent, l'écoute sans crier et lui donne même raison à plusieurs reprises. 

Au final, ce roman est la parfaite lecture d'été pour quiconque a envie d'une lecture somme toute facile (mais sans être aussi légère que de la Chick-lit) et qui rêve de dépaysement. J'ai parfois du mal avec les histoires qui se déroulent dans des endroits que je ne connais pas ou que je n'ai jamais visité. J'ai du mal à me situer et à imaginer les lieux. Mais pas cette fois. Juste d'imaginer les collines croulant sous les théiers, l'humidité pesante et les orages de la mousson, je me sens en vacances.


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