La belle sauvage, tome 1 // Philip Pullman

Par - mardi, mars 13, 2018




Connaissez-vous Philip Pullman? Peut-être que si je vous parle de la série "La Boussole d'or", ça vous dit davantage quelque chose? Que la réponse soit oui ou non, il n'est pas nécessaire d'avoir lu cette série pour apprécier celle-ci. Il s'agit d'un préquel, qui se passe 8 ou 10 ans avant "La Boussole d'or", donc rien vous empêchant d'apprécier.

Personnellement, j'ai lu les 3 tomes de "La boussole d'or" à l'adolescence, je devais avoir 12 ou 13 ans. J'avais beaucoup aimé et j'avais littéralement vécu un deuil après avoir refermé le dernier 3. C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'ai lu celui-ci. 
Malcolm, 11 ans, travaille à l'auberge de la Truite, qui appartient à ses parents. Il sert les clients, nettoie, aide sa mère. En face de l'auberge se trouve un prieuré. Malcolm s'y rend souvent, il apprécie la compagnie des soeurs qui y habitent et cherche à se rendre utile.

Un jour, une rumeur se met à circuler à l'auberge : Lord Asriel, un homme influent bien connu, aurait eu un enfant avec une femme mariée et cet enfant aurait été caché au prieuré d'en face. Dans la tête de Malcolm, les questions se bousculent : Pourquoi l'enfant n'a-t-il pas été confié à sa mère? Ou à son père? Pourquoi doit-on le cacher? Un nourrisson n'a pas pu se rendre coupable de délit, alors pour quelle raison? 

Malcolm fait également la rencontre d'Hannah, professeur à l'université et très instruite, elle le laisse emprunter des livres dans sa bibliothèque en échange d'information récoltées ici et là, de par ses observations ou les murmures entendus dans l'auberge. Bien que le jeune garçon apprécie Hannah, cette relation le mettra dans la mire d'ennemis...

En plus, de par sa relation particulière avec les soeurs, Malcolm obtient le droit de voir le fameux bébé et de s'en occuper. Il développe tranquillement un fort sentiment filial pour l'enfant. Jusqu'au jour ou une effroyable inondation (entres autres!) le force à tout tenter pour la sauver.

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J'ai retrouvé avec bonheur la plume de Philip Pullman. Les 100 premières pages donnaient le ton, tranquillement, sans trop de rebondissements, pour qu'on sache bien dans quoi on s'embarque. Le personnage de Malcolm est terriblement attachant, allumé pour son âge et débrouillard. Il est respectueux, mais curieux, des attraits qui le serviront.

J'aurai toujours, je pense, une fascination pour cet univers que l'auteur a créé. Un univers dans lequel les gens ont un deamon pour les accompagner, comme une facette de leur personnalité rendue tangible sous forme animale. Asta, le deamon de Malcolm, c'est son courage matérialisé. Toujours le bon mot, l'encouragement, la force. 

Il a beau être courageux, il est toutefois bien jeune pour être mis au centre d'une telle histoire. J'ai parfois trouvé que la trame était trop complexe pour des lecteurs de 10-12 ans, mais peut-être que c'est juste mon point de vue d'adulte. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, j'avais toujours hâte de connaître la suite.

J'ai particulièrement aimé Oakley Street (Je ne vous en dirai pas trop, pour ne pas gâcher votre lecture), bien qu'on en apprenne pas tellement dans ce tome, j'anticipe une plus grande place pour ce groupe dans les prochains. 

Autre point positif : l'évolution de la relation entre Malcolm et Alice. Deux alliés improbables ;-)


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