Derrière la porte

Par - lundi, juin 15, 2015

Derrière la porte, Sarah Waters



Ce qui m'a vraiment plut dans ce roman, c'est vraiment l'esthétique. D'abord, quelle jolie couverture! Le livre a une couverture rigide, épaisse, qui rappelle les vieux livres de nos grands-parents. Les pages sont denses, pas fines du tout. Tout dans la présentation de ce livre évoque le mystère, mais nous ramène aux apparences... Et on sait tous qu'elles sont parfois trompeuses!!

L'écriture est feutrée, lente, presque lourde. On est en plein dans cette ambiance d'après-guerre, ou les gens n'osent pas trop se réjouir, ne savent plus trop ce qu'est le plaisir. Il y a de cette méfiance aussi. Ils sont curieux les uns des autres. veulent savoir comment ils vivent après la guerre, mais ne veulent rien dévoiler d'eux-même. C'est... troublant.

C'est comme ça que commence ce roman. Une vielle fille de 26 ans habite avec sa mère et n'ont plus les moyens d'avant depuis la guerre. Ils n'ont plus de domestiques, plus de cuisinière et surtout ; plus de revenus. Elles se voient donc contraintes de louer un étage de leur maison à un jeune couple afin d'arrondir leurs fins de mois.

Dès leur arrivée, la maison est emplie de la musique du gramophone, de décorations orientales  et des rires étouffés du couple. Par la force des choses, les deux jeunes femmes se lient d'amitié. Et tout dérape. Des passions honteuses, un meurtre scandaleux et voilà que la paix de cette maison sans histoire vole en éclats.

Un roman que j'ai beaucoup aimé, mais qu'on ne peut pas lire "sur le fly". On doit se concentrer, se laisser imprégner de cette atmosphère splendide, surprenante et, parfois, inquiétante.

Ça m'a fait sortir de ma zone de confort, j'ai adoré!


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